Arrosé à l’Est par le puissant fleuve Congo, le pays est couvert aux deux tiers par une profonde forêt primaire. Sur cette terre de légendes et de mystères entretenus par une riche tradition orale, les « arbres cathédrale », hauts de 80 mètres, abritent une faune abondante dont le gorille de plaine qui en est l’un des plus emblématiques.
Dans le nord du pays, ce monument végétal est aussi le territoire du petit peuple de la forêt, les Pygmées Akas. Une myriade d’ethnies, majoritairement d’origine bantoue compose la population essentiellement concentrée au sud.
Longtemps resté une zone blanche sur les cartes de l’Afrique, le Congo vit l’arrivée des premiers explorateurs portugais au 15e siècle.
Il servit de pourvoyeur de « bois d’ébène » comme on surnommait les esclaves, pendant près de quatre siècles. On parle ainsi d’environ 55 millions de déportés en esclavage depuis cette partie de l’Afrique.
Aujourd’hui, la République du Congo, indépendante depuis 1960, appelée aussi Congo-Brazzaville, du nom de l’explorateur français Pierre Savorgnan de Brazza qui en fut le gouverneur pour le compte de la France au temps des colonies, est un pays bien plus stable et sûr que son voisin direct, la République Démocratique du Congo (RDC) qui fait bien plus parler d’elle dans les nouvelles.
Le pays compte avec une population d’un peu plus de 6,5 millions d’habitants, dont les deux-tiers sont concentrés dans les villes au sud, très loin des immensités sauvages du Bassin du Congo. Le nord du pays est donc un lieu exceptionnel pour l’observation des primates et d’une faune exceptionnelle, mais qui nécessite une organisation sérieuse et une solide capacité d’adaptation de la part du voyageur. C’est alors une découverte extraordinaire qui vous attend dans ce pays accueillant et attachant à tout point de vue, et surtout loin des hordes de visiteurs qui se pressent dans d’autres régions du continent.